• "Zionist entity: Netanyahu has no intention of negotiating with the Palestinians (leader of the opposition)."

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  • MULTILATERALISME OU DROIT INTERNATIONAL ?

    Contrairement à ce que l’on pense, le multilatéralisme que promeuvent les Européens ne s’oppose pas au bilatéralisme pratiqué aujourd’hui par les États-Unis, mais au Droit international. Le « Forum de Paris sur la paix », organisé par le président Emmanuel Macron, n’a pas permis de dégager de méthode pour prévenir les conflits, juste de tenter de sauver ce qui reste de quatre siècles d’hégémonie européenne.

    La France vient d’organiser à Paris le « IIème Forum de Paris sur la paix » [1]. Selon le président Emmanuel Macron, il s’agit de promouvoir le multilatéralisme que son homologue US, le président Donald Trump, serait en train de détruire.

    Cela est-il vrai ? Est-ce le problème ?

    Les faits portent au contraire à penser que les Occidentaux, dont la France, mènent depuis la dislocation de l’URSS une action de fond contre le Droit international et les Nations-Unies ; ce Forum n’étant qu’une occasion de sauver le pouvoir qu’ils exercent depuis quatre siècles sur le reste du monde.

    Pour comprendre ce qui se passe, revenons en arrière :

    Le président Bill Clinton et sa secrétaire d’État, Madeleine Albright, ont patiemment récrit, un à un, toutes sortes de traités onusiens en abandonnant le langage du Droit international pour celui du Droit anglo-saxon. Cette « modernisation » n’était pas une simple traduction. C’est en réalité l’application de la « doctrine Korbel » visant à faire évoluer toute jurisprudence en faveur des anglo-saxons. Cette stratégie a été poursuivie par le président George Bush Jr et sa secrétaire d’État, Condoleezza Rice, fille adoptive du professeur Korbel et à ce titre sœur de Madeleine Albright [2].

    Le même Bill Clinton a accepté un compromis favorable à Israël et l’a fait valider par le Conseil de sécurité. On ne parle plus d’un seul État en Palestine sur le principe égalitaire « Un homme, une voix », mais de deux sur le modèle des bantoustans de l’apartheid sud-africain.

    Toujours sous l’impulsion du président US Bill Clinton et aussi du Premier ministre britannique Tony Blair, l’Alliance atlantique s’est auto-proclamée « défenseur des persécutés », a condamné la Méchante Serbie, et lui a livré une « guerre humanitaire » (sic). La morale s’était substituée au Droit permettant à l’Otan de le violer.

    C’est ce même raisonnement qui a été utilisé depuis contre l’Afghanistan, contre l’Iraq, contre la Libye et contre la Syrie. Laura Bush assurait qu’il fallait attaquer l’Afghanistan parce que les petites filles n’avaient pas le droit de mettre de vernis à ongles ; Colin Powell qu’il fallait renverser le président Saddam Hussein parce qu’il était mêlé aux attentats du 11-Septembre ; Nicolas Sarkozy qu’il devait renverser Mouamar Kadhafi parce qu’il allait tuer son propre peuple ; et Laurent Fabius qu’il fallait chasser le président Bachar el-Assad parce qu’il n’avait pas « le droit de vivre sur Terre ».

    L’argument humanitaire ou le recours aux Droits de l’homme masquent mal le profond mépris occidental pour l’Humanité et les Droits de l’homme. Rappelons que la Déclaration universelle des Droits de l’homme reconnait une hiérarchie entre eux [3]. Elle proclame que les trois droits principaux sont « la vie, la liberté et la sûreté de la personne » (art. 3). C’est pourquoi, elle place comme première application concrète la lutte contre l’esclavage (art. 4) et seulement après la lutte contre la torture (art. 5). Or, les Occidentaux ont rétabli l’esclavage en Libye et soutiennent des États esclavagistes comme l’Arabie saoudite. Ils ont aussi le pire bilan en matière de torture si l’on se souvient des 80 000 personnes enlevées et torturées par l’US Navy sur des bateaux stationnés en eaux internationales au début de ce XXIème siècle [4].

    La rhétorique humanitaire, le « droit-de-l’hommisme », n’est pas sans rappeler la manière dont le Royaume-Uni attaqua l’Empire ottoman, prétendument pour sauver les Grecs de son oppression, en réalité pour contrôler leur pays : Londres invita Saint-Pétersbourg et Paris à reconnaître l’indépendance de la Grèce, en 1827, puis, sur la base de cette reconnaissance et en violation des règles du Congrès de Vienne, organisa une guerre devenue « légitime » contre Constantinople pour concrétiser cette « indépendance » : toujours maintenir les apparences du respect du droit quand on le viole !

    Depuis la guerre de l’Otan contre la Yougoslavie, l’Onu s’est progressivement effacée. L’Otan n’a plus rien à faire de ce que pensent le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale. En quelques années, en violation de la Charte, les « forces d’interposition » de l’Onu sont devenues des « forces de maintien de la paix ». Il ne s’agit plus de surveiller la mise en application d’un cessez-le-feu conclu entre belligérants, mais d’imposer une solution aux belligérants —pis encore, parfois entre partis politiques d’un même pays. Et, à ce jour, l’Otan est la seule alliance militaire à avoir été invitée à « maintenir la paix ».

    L’administration de l’Onu elle-même est passée du service de ses membres à celui de l’Otan. Ainsi a-t-on pu voir son Directeur des Affaires politiques, Jeffrey Feltman, promouvoir un plan de capitulation sans condition de la République arabe syrienne au lieu d’œuvrer à la paix [5].

    Les membres occidentaux du Conseil de sécurité se disent Protecteurs du Droit international, mais loin de montrer l’exemple, ils manifestent sans vergogne leur dédain quand ce Droit leur est défavorable. Ainsi le Royaume-Uni qui vient de déclarer exercer sa souveraineté sur les îles Chagos, dont la base de Diego Garcia, malgré le recours des habitants légitimes, l’avis de la Cour internationale de Justice et l’injonction de l’Assemblée générale [6].

    Le Droit international actuel trouve son origine dans la conférence de La Haye de 1899. Convoquée par le tsar Nicolas II, elle réunit diverses puissances de l’époque pour envisager un traité de désarmement. Mais, le Français Léon Bourgeois y proposa de régler les différends entre États en établissant une chambre d’arbitrage ; le seul moyen de prévenir des guerres étant de trouver des arrangements qui respectent les intérêts des parties comme on le fait entre individus civilisés. À la différence d’un tribunal, une chambre d’arbitrage ne s’impose pas. Elle n’est compétente que si les deux parties la reconnaissent préalablement comme telle.

    Cette Chambre d’arbitrage a été incorporée à la Société des Nations (SDN), puis à l’Onu. Elle existe toujours et fonctionne bien comme le montre l’actuelle procédure sur la résolution du conflit en mer d’Azov entre l’Ukraine et la Russie.

    Progressivement la SDN puis l’Onu ont été formées. Contrairement à une idée reçue, l’échec de la Société des Nations n’est pas imputable aux régimes impérial japonais, fasciste italien et nazi allemand, mais au refus des États-Unis d’y siéger et au refus de l’Empire britannique de reconnaître l’égalité des peuples (malgré la proposition japonaise soutenue par Léon Bourgeois).

    À titre d’exemple, l’abandon du Droit international a été poussé un peu plus loin avec la réforme de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) proposée par la France [7]. Désormais, dans un apparent « souci d’efficacité », les décisions seront prises à la majorité simple et l’Organisation pourra désigner des coupables à l’issue de ses enquêtes techniques.

    Or, l’OIAC est à l’origine une agence technique chargée de vérifier le respect par ses signataires du Traité interdisant les armes chimiques. Elle a le pouvoir d’enquêter selon des procédures très strictes, approuvées par tous les signataires, et d’établir les faits pour que l’assemblée des signataires en juge. En droit criminel, aucun pays au monde n’admet que les policiers s’instituent en juges et en bourreaux, que, seuls, ils enquêtent, désignent les coupables et les punissent. Pourtant c’est très exactement le pouvoir aberrant que la réforme française donne à l’OIAC. Et comme cette même réforme valide les décisions à la majorité simple des signataires du Traité, cette agence devient un instrument de la politique occidentale.

    Depuis plusieurs années déjà, les Occidentaux ont retiré toute référence au Droit international dans leurs déclarations et communiqués. Ils s’expriment au contraire en faveur du « multilatéralisme fondé sur des règles ». Quelles règles ? Celles des plus forts.

    Au demeurant, ce second Forum sur la paix (et non pas pour la paix) n’a pas fait recette. Ils étaient deux fois moins de chefs d’État et de gouvernement à y participer que pour sa première édition [8].
    Thierry Meyssa
    MULTILATERALISME OU DROIT INTERNATIONAL ? Contrairement à ce que l’on pense, le multilatéralisme que promeuvent les Européens ne s’oppose pas au bilatéralisme pratiqué aujourd’hui par les États-Unis, mais au Droit international. Le « Forum de Paris sur la paix », organisé par le président Emmanuel Macron, n’a pas permis de dégager de méthode pour prévenir les conflits, juste de tenter de sauver ce qui reste de quatre siècles d’hégémonie européenne. La France vient d’organiser à Paris le « IIème Forum de Paris sur la paix » [1]. Selon le président Emmanuel Macron, il s’agit de promouvoir le multilatéralisme que son homologue US, le président Donald Trump, serait en train de détruire. Cela est-il vrai ? Est-ce le problème ? Les faits portent au contraire à penser que les Occidentaux, dont la France, mènent depuis la dislocation de l’URSS une action de fond contre le Droit international et les Nations-Unies ; ce Forum n’étant qu’une occasion de sauver le pouvoir qu’ils exercent depuis quatre siècles sur le reste du monde. Pour comprendre ce qui se passe, revenons en arrière : Le président Bill Clinton et sa secrétaire d’État, Madeleine Albright, ont patiemment récrit, un à un, toutes sortes de traités onusiens en abandonnant le langage du Droit international pour celui du Droit anglo-saxon. Cette « modernisation » n’était pas une simple traduction. C’est en réalité l’application de la « doctrine Korbel » visant à faire évoluer toute jurisprudence en faveur des anglo-saxons. Cette stratégie a été poursuivie par le président George Bush Jr et sa secrétaire d’État, Condoleezza Rice, fille adoptive du professeur Korbel et à ce titre sœur de Madeleine Albright [2]. Le même Bill Clinton a accepté un compromis favorable à Israël et l’a fait valider par le Conseil de sécurité. On ne parle plus d’un seul État en Palestine sur le principe égalitaire « Un homme, une voix », mais de deux sur le modèle des bantoustans de l’apartheid sud-africain. Toujours sous l’impulsion du président US Bill Clinton et aussi du Premier ministre britannique Tony Blair, l’Alliance atlantique s’est auto-proclamée « défenseur des persécutés », a condamné la Méchante Serbie, et lui a livré une « guerre humanitaire » (sic). La morale s’était substituée au Droit permettant à l’Otan de le violer. C’est ce même raisonnement qui a été utilisé depuis contre l’Afghanistan, contre l’Iraq, contre la Libye et contre la Syrie. Laura Bush assurait qu’il fallait attaquer l’Afghanistan parce que les petites filles n’avaient pas le droit de mettre de vernis à ongles ; Colin Powell qu’il fallait renverser le président Saddam Hussein parce qu’il était mêlé aux attentats du 11-Septembre ; Nicolas Sarkozy qu’il devait renverser Mouamar Kadhafi parce qu’il allait tuer son propre peuple ; et Laurent Fabius qu’il fallait chasser le président Bachar el-Assad parce qu’il n’avait pas « le droit de vivre sur Terre ». L’argument humanitaire ou le recours aux Droits de l’homme masquent mal le profond mépris occidental pour l’Humanité et les Droits de l’homme. Rappelons que la Déclaration universelle des Droits de l’homme reconnait une hiérarchie entre eux [3]. Elle proclame que les trois droits principaux sont « la vie, la liberté et la sûreté de la personne » (art. 3). C’est pourquoi, elle place comme première application concrète la lutte contre l’esclavage (art. 4) et seulement après la lutte contre la torture (art. 5). Or, les Occidentaux ont rétabli l’esclavage en Libye et soutiennent des États esclavagistes comme l’Arabie saoudite. Ils ont aussi le pire bilan en matière de torture si l’on se souvient des 80 000 personnes enlevées et torturées par l’US Navy sur des bateaux stationnés en eaux internationales au début de ce XXIème siècle [4]. La rhétorique humanitaire, le « droit-de-l’hommisme », n’est pas sans rappeler la manière dont le Royaume-Uni attaqua l’Empire ottoman, prétendument pour sauver les Grecs de son oppression, en réalité pour contrôler leur pays : Londres invita Saint-Pétersbourg et Paris à reconnaître l’indépendance de la Grèce, en 1827, puis, sur la base de cette reconnaissance et en violation des règles du Congrès de Vienne, organisa une guerre devenue « légitime » contre Constantinople pour concrétiser cette « indépendance » : toujours maintenir les apparences du respect du droit quand on le viole ! Depuis la guerre de l’Otan contre la Yougoslavie, l’Onu s’est progressivement effacée. L’Otan n’a plus rien à faire de ce que pensent le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale. En quelques années, en violation de la Charte, les « forces d’interposition » de l’Onu sont devenues des « forces de maintien de la paix ». Il ne s’agit plus de surveiller la mise en application d’un cessez-le-feu conclu entre belligérants, mais d’imposer une solution aux belligérants —pis encore, parfois entre partis politiques d’un même pays. Et, à ce jour, l’Otan est la seule alliance militaire à avoir été invitée à « maintenir la paix ». L’administration de l’Onu elle-même est passée du service de ses membres à celui de l’Otan. Ainsi a-t-on pu voir son Directeur des Affaires politiques, Jeffrey Feltman, promouvoir un plan de capitulation sans condition de la République arabe syrienne au lieu d’œuvrer à la paix [5]. Les membres occidentaux du Conseil de sécurité se disent Protecteurs du Droit international, mais loin de montrer l’exemple, ils manifestent sans vergogne leur dédain quand ce Droit leur est défavorable. Ainsi le Royaume-Uni qui vient de déclarer exercer sa souveraineté sur les îles Chagos, dont la base de Diego Garcia, malgré le recours des habitants légitimes, l’avis de la Cour internationale de Justice et l’injonction de l’Assemblée générale [6]. Le Droit international actuel trouve son origine dans la conférence de La Haye de 1899. Convoquée par le tsar Nicolas II, elle réunit diverses puissances de l’époque pour envisager un traité de désarmement. Mais, le Français Léon Bourgeois y proposa de régler les différends entre États en établissant une chambre d’arbitrage ; le seul moyen de prévenir des guerres étant de trouver des arrangements qui respectent les intérêts des parties comme on le fait entre individus civilisés. À la différence d’un tribunal, une chambre d’arbitrage ne s’impose pas. Elle n’est compétente que si les deux parties la reconnaissent préalablement comme telle. Cette Chambre d’arbitrage a été incorporée à la Société des Nations (SDN), puis à l’Onu. Elle existe toujours et fonctionne bien comme le montre l’actuelle procédure sur la résolution du conflit en mer d’Azov entre l’Ukraine et la Russie. Progressivement la SDN puis l’Onu ont été formées. Contrairement à une idée reçue, l’échec de la Société des Nations n’est pas imputable aux régimes impérial japonais, fasciste italien et nazi allemand, mais au refus des États-Unis d’y siéger et au refus de l’Empire britannique de reconnaître l’égalité des peuples (malgré la proposition japonaise soutenue par Léon Bourgeois). À titre d’exemple, l’abandon du Droit international a été poussé un peu plus loin avec la réforme de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) proposée par la France [7]. Désormais, dans un apparent « souci d’efficacité », les décisions seront prises à la majorité simple et l’Organisation pourra désigner des coupables à l’issue de ses enquêtes techniques. Or, l’OIAC est à l’origine une agence technique chargée de vérifier le respect par ses signataires du Traité interdisant les armes chimiques. Elle a le pouvoir d’enquêter selon des procédures très strictes, approuvées par tous les signataires, et d’établir les faits pour que l’assemblée des signataires en juge. En droit criminel, aucun pays au monde n’admet que les policiers s’instituent en juges et en bourreaux, que, seuls, ils enquêtent, désignent les coupables et les punissent. Pourtant c’est très exactement le pouvoir aberrant que la réforme française donne à l’OIAC. Et comme cette même réforme valide les décisions à la majorité simple des signataires du Traité, cette agence devient un instrument de la politique occidentale. Depuis plusieurs années déjà, les Occidentaux ont retiré toute référence au Droit international dans leurs déclarations et communiqués. Ils s’expriment au contraire en faveur du « multilatéralisme fondé sur des règles ». Quelles règles ? Celles des plus forts. Au demeurant, ce second Forum sur la paix (et non pas pour la paix) n’a pas fait recette. Ils étaient deux fois moins de chefs d’État et de gouvernement à y participer que pour sa première édition [8]. Thierry Meyssa
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  • Palestine: Gaza currently under the bombardment of the Zionist entity.

    https://t.me/axisoftheresistance/722
    Palestine: Gaza currently under the bombardment of the Zionist entity. https://t.me/axisoftheresistance/722
    Axis Of The Resistance News
    Palestine: Gaza currently under the bombardment of the Zionist entity.
    T.ME
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  • Palestine ❤️✌️
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  • LA GENEALOGIE DE LA QUESTION KURDE

    Tout ce que l’on vous cache sur l’opération turque « Source de paix » (1/3)

    La communauté internationale unanime multiplie les condamnations de l’offensive militaire au Rojava et assiste impuissante à la fuite de dizaines de milliers de Kurdes, poursuivis par l’armée turque. Cependant nul n’intervient, considérant qu’un massacre est peut-être la seule issue possible pour rétablir la paix, compte tenu de la situation inextricable créée par la France et des crimes contre l’humanité commis par les combattants et les civils kurdes.

    par Thierry Meyssan.

    Toutes les guerres impliquent un processus de simplification : il n’y a que deux camps sur un champ de bataille et chacun doit choisir le sien. Au Moyen-Orient, où il existe une quantité invraisemblable de communautés et d’idéologies, ce processus est particulièrement terrifiant puisque qu’aucune des particularités de ces groupes ne trouve plus à s’exprimer et que chacun doit s’allier à d’autres qu’il réprouve.

    Lorsqu’une guerre touche à sa fin, chacun tente d’effacer les crimes qu’il a commis, volontairement ou non, et parfois de faire disparaître des alliés encombrants qu’il souhaite oublier. Beaucoup tentent alors de reconstruire le passé pour se donner le beau rôle. C’est très exactement ce à quoi nous assistons aujourd’hui avec l’opération turque « Source de paix » à la frontière syrienne et les réactions invraisemblables qu’elle suscite.

    Pour comprendre ce qui se passe, il ne suffit pas de savoir que tout le monde ment. Il faut aussi découvrir ce que chacun cache et l’accepter, même lorsque l’on constate que ceux que l’on admirait jusque-là sont en réalité des salauds.
    Généalogie du Problème

    Si l’on croit la communication européenne, on pourrait penser que les méchants Turcs vont exterminer les gentils Kurdes que les sages Européens tentent de sauver malgré les lâches États-Uniens. Or, aucune de ces quatre puissances ne joue le rôle qu’on lui attribue.

    Il convient d’abord de resituer l’événement actuel dans le contexte de la « Guerre contre la Syrie », dont il n’est qu’une bataille, et dans celui du « Remodelage du Moyen-Orient élargi », dont le conflit syrien n’est qu’une étape. À l’occasion des attentats du 11 septembre 2001, le secrétaire US à la Défense Donald Rumsfeld et son nouveau directeur de la « Transformation de la force », l’amiral Arthur Cebrowski, adaptèrent la stratégie du Pentagone au capitalisme financier. Ils décidèrent de diviser le monde en deux zones : l’une qui serait celle de la globalisation économique et l’autre qui serait vue comme une simple réserve de matières premières. Les armées US seraient chargées de supprimer les structures étatiques dans cette seconde région du monde afin que nul ne puisse résister à cette nouvelle division du travail [1]. Elles commencèrent par le « Moyen-Orient élargi ».

    Il avait été prévu de détruire la République arabe syrienne, en 2003 (Syrian Accountability Act), après l’Afghanistan et l’Irak, mais divers aléas ont repoussé cette opération à 2011. Le plan d’attaque fut réorganisé au regard de l’expérience coloniale britannique dans cette région. Londres conseilla de ne pas détruire complètement les États, de restaurer un État minimal en Irak et de conserver des gouvernements fantoches capables d’administrer la vie quotidienne des peuples. Calqué sur la « Grande révolte arabe » de Lawrence d’Arabie, qu’ils organisèrent en 1915, il s’agissait d’organiser un « Printemps arabe » qui place au pouvoir la Confrérie des Frères musulmans et non plus celle des Wahhabites [2]. On commença par renverser les régimes pro-Occidentaux de Tunisie et d’Égypte, puis on attaqua la Libye et la Syrie.

    Dans un premier temps, la Turquie, membre de l’Otan, refusa de participer à la guerre contre la Libye qui était son premier client et contre la Syrie avec laquelle elle avait créé un marché commun. Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, eut alors l’idée de faire d’une pierre deux coups. Il proposa à son homologue turc, Ahmet Davutoğlu, de résoudre ensemble la question kurde en échange de l’entrée en guerre de la Turquie contre la Libye et contre la Syrie. Les deux hommes signèrent un Protocole secret qui prévoyait la création d’un Kurdistan non pas dans les territoires kurdes de la Turquie, mais dans les territoires araméens et arabes de Syrie [3]. La Turquie, qui entretient d’excellentes relations avec le gouvernement régional du Kurdistan irakien, souhaitait la création d’un second Kurdistan, pensant mettre ainsi fin à l’indépendantisme kurde sur son propre sol. La France, qui avait recruté des tribus kurdes en 1911 pour réprimer les nationalistes arabes, entendait enfin créer dans la région un Kurdistan-croupion comme les Britanniques étaient parvenus à créer une colonie juive en Palestine. Français et Turcs obtinrent le soutien des Israéliens qui contrôlaient déjà le Kurdistan irakien avec le clan Barzani, officiellement membre du Mossad.
    En marron : le Kurdistan dessiné par la Commission King-Crane, validé par le président US Woodrow Wilson et adopté, en 1920, par la conférence de Sèvres.

    Les Kurdes sont un peuple nomade (c’est le sens exact du mot « kurde ») qui se déplaçait dans la vallée de l’Euphrate, en Irak, en Syrie et en Turquie actuelles. Organisé de manière non pas tribale, mais clanique, et réputé pour son courage, il créa de nombreuses dynasties qui régnèrent dans le monde arabe (dont celle de Saladin le Magnifique) et perse, et fournit des supplétifs à diverses armées. Au début du XXème siècle, certain d’entre eux furent recrutés par les Ottomans pour massacrer les populations non-musulmanes de Turquie, particulièrement les Arméniens. À cette occasion, ils se sédentarisèrent en Anatolie, tandis que les autres restèrent nomades. À la fin de la Première Guerre mondiale, le président états-unien Woodrow Wilson, en application du paragraphe 12 de ses 14 points (buts de guerre), créa un Kurdistan sur les décombres de l’Empire ottoman. Pour en délimiter le territoire, il envoya sur place la Commission King-Crane, alors que les Kurdes poursuivaient le massacre des Arméniens. Les experts déterminèrent une zone en Anatolie et mirent en garde Wilson contre les conséquences dévastatrices d’une extension ou d’un déplacement de ce territoire. Mais l’Empire ottoman fut renversé de l’intérieur par Mustafa Kemal qui proclama la République et refusa la perte territoriale qu’imposait le projet wilsonien. En définitive, le Kurdistan ne vit pas le jour.

    Durant un siècle, les Kurdes turcs tentèrent de faire sécession de la Turquie. Dans les années 80, les marxistes-léninistes du PKK ouvrirent une véritable guerre civile contre Ankara, très durement réprimée. Beaucoup se réfugièrent au Nord de la Syrie, sous la protection du président Hafez el-Assad. Lorsque leur leader Abdullah Öcallan fut arrêté par les Israéliens et remis aux Turcs, ils abandonnèrent la lutte armée. À la fin de la Guerre froide, le PKK, n’étant plus financé par l’Union Soviétique, fut pénétré par la CIA et muta. Il abandonna la doctrine marxiste et devint anarchiste, il renonça à la lutte contre l’impérialisme et se mit au service de l’Otan. L’Alliance atlantique eut largement recours à ses opérations terroristes pour contenir l’impulsivité de son membre turc.

    Par ailleurs, en 1991, la communauté internationale livra une guerre à l’Irak qui venait d’envahir le Koweït. À l’issue de cette guerre, les Occidentaux encouragèrent les oppositions chiites et kurdes à se révolter contre le régime sunnite du président Saddam Hussein. Les États-Unis et le Royaume-Uni laissèrent massacrer 200 000 personnes, mais occupèrent une zone du pays qu’ils interdirent à l’armée irakienne. Ils en chassèrent les habitants et y regroupèrent les Kurdes irakiens. C’est cette zone qui fut réintégrée à l’Irak après la guerre de 2003 et devint le Kurdistan irakien autour du clan Barzani.
    La carte d’état-major du plan Rumsfeld/Cebrowski de « Remodelage du Moyen-Orient élargi ».Source : “Blood borders – How a better Middle East would look”, Colonel Ralph Peters, Armed Forces Journal, June 2006.

    Au début de la guerre contre la Syrie, le président Bachar el-Assad accorda la nationalité syrienne aux réfugiés politiques kurdes et à leurs enfants. Ils se mirent immédiatement au service de Damas pour défendre le Nord du pays face aux jihadistes étrangers. Mais l’Otan réveilla le PKK turc et l’envoya mobiliser les Kurdes de Syrie et d’Irak pour créer un très Grand Kurdistan, tel que prévu par le Pentagone depuis 2001 et acté par la carte d’état-major divulguée par le colonel Ralph Peters en 2005.
    La carte du « Remodelage du Moyen-Orient élargi » , modifiée après l’échec de la première guerre contre la Syrie.Source : “Imagining a Remapped Middle East”, Robin Wright, The New York Times Sunday Review, September 28, 2013.

    Ce projet (visant à diviser la région sur des bases ethniques) ne correspondait pas du tout à celui du président Wilson en 1919 (visant à reconnaître le droit du peuple kurde), ni à celui des Français (visant à récompenser des mercenaires). Il était bien trop vaste pour eux et ils ne pouvaient pas espérer le contrôler. Il enchantait par contre les Israéliens qui y voyait un moyen de contenir la Syrie par l’arrière. Cependant, il s’avéra impossible à réaliser. L’USIP, un institut des « Cinq yeux » lié au Pentagone, proposa de le modifier. Le Grand Kurdistan serait réduit au profit d’une extension du Sunnistan irakien [4] qui serait confiée à une organisation jihadiste : le futur Daesh.

    Les Kurdes du YPG, branche syrienne du PKK, tentèrent de créer un nouvel État, le Rojava, avec l’aide des forces US. Le Pentagone les utilisa pour cantonner les jihadistes dans la zone qui leur avait été assignée. Il n’y eut jamais de combat théologique ou idéologique entre le YPG et Daesh, c’était juste une rivalité pour un territoire à partager sur les décombres de l’Irak et de la Syrie. Et d’ailleurs lorsque l’Émirat de Daesh s’effondra, le YPG aida les jihadistes à rejoindre les forces d’Al-Qaïda à Idleb en traversant leur « Kurdistan ».

    Les Kurdes irakiens du clan Barzani participèrent quant à eux directement à la conquête de l’Irak par Daesh. Selon le PKK, le fils du président et chef du Renseignement du gouvernement régional kurde irakien, Masrour « Jomaa » Barzani, assista à la réunion secrète de la CIA à Amman, le 1er juin 2014, qui planifia cette opération [5]. Les Barzani ne livrèrent aucune bataille contre Daesh. Ils se contentèrent de faire respecter leur territoire et de les envoyer affronter les sunnites. Pire, ils laissèrent Daesh réduire en esclavage des Kurdes non-musulmans, les Yézidis, lors de la bataille du Sinjar. Ceux qui furent sauvés, le furent par des combattants du PKK turc et du YPG syrien dépêchés sur place.

    Le 27 novembre 2017, les Barzani organisèrent —avec le seul soutien d’Israël— un référendum d’autodétermination au Kurdistan irakien qu’ils perdirent malgré des trucages évidents. Le monde arabe découvrit avec stupéfaction, le soir du scrutin, une marée de drapeaux israéliens à Erbil. Selon le magazine Israel-Kurd, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’était engagé à transférer 200 000 Kurdes israéliens, en cas de victoire référendaire, afin de protéger le nouvel État.

    Pour jouir du droit à l’autodétermination, un peuple doit d’abord être uni, ce qui n’a jamais été le cas des Kurdes. Il doit ensuite habiter un territoire où il soit majoritaire, ce qui n’était le cas qu’en Anatolie depuis le génocide des Arméniens, puis aussi au Nord de l’Irak depuis le nettoyage ethnique de la zone de non-survol durant l’après-« Tempête du désert », et enfin au Nord-Est de la Syrie depuis l’expulsion des Assyriens chrétiens et des Arabes. Leur reconnaître ce droit aujourd’hui, c’est valider des crimes contre l’humanité.

    A suivre…

    Le Kurdistan, imaginé par le colonialisme français (mercredi 16 octobre)
    L’invasion turque du Rojava (jeudi 17 octobre)

    Thierry Meyssan

    ——————

    [1] Cette stratégie a été évoquée la première fois par le colonel Ralph Peters dans « Stability, America’s Ennemy », Parameters 31-4 (revue de l’Armée de Terre US), Hiver 2001. Puis exposée plus clairement pour le grand public par l’assistant de l’amiral Cebrowski dans The Pentagon’s New Map, Thomas P. M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004. Enfin, le colonel Peters a publié la carte que l’état-major US avait établie dans “Blood borders – How a better Middle East would look”, Colonel Ralph Peters, Armed Forces Journal, June 2006.

    [2] Un grand nombre de documents disponibles dès 2005 attestent de la préparation de cette opération par le MI6. Notamment les e-mails du Foreign Office révélés par le lanceur d’alerte Derek Pasquill. Lire : Sous nos yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump, Thierry Meyssan, Demi-Lune (2017).

    [3] L’existence de ce Protocole secret a été révélée à l’époque par la presse algérienne. Des diplomates syriens me l’ont décrit en détail. Malheureusement, les archives qui en disposaient à Damas ont été précipitamment transférées lors d’une attaque jihadiste. Il n’est donc pas disponible pour le moment, mais deviendra public lorsque ces archives auront été triées.

    [4] “Imagining a Remapped Middle East”, Robin Wright, The New York Times Sunday Review, September 28, 2013.

    [5] « Yer : Amman, Tarih : 1, Konu : Musul », Akif Serhat, Özgür Gündem, 6 juillet 2014.

    Photo: Des dizaines de milliers de civils kurdes fuient devant l’armée turque, abandonnant la terre qu’ils avaient conquise et dont ils espéraient faire leur patrie.

    source : https://www.voltairenet.org/article207881.html

    envoyé par Byblos
    LA GENEALOGIE DE LA QUESTION KURDE Tout ce que l’on vous cache sur l’opération turque « Source de paix » (1/3) La communauté internationale unanime multiplie les condamnations de l’offensive militaire au Rojava et assiste impuissante à la fuite de dizaines de milliers de Kurdes, poursuivis par l’armée turque. Cependant nul n’intervient, considérant qu’un massacre est peut-être la seule issue possible pour rétablir la paix, compte tenu de la situation inextricable créée par la France et des crimes contre l’humanité commis par les combattants et les civils kurdes. par Thierry Meyssan. Toutes les guerres impliquent un processus de simplification : il n’y a que deux camps sur un champ de bataille et chacun doit choisir le sien. Au Moyen-Orient, où il existe une quantité invraisemblable de communautés et d’idéologies, ce processus est particulièrement terrifiant puisque qu’aucune des particularités de ces groupes ne trouve plus à s’exprimer et que chacun doit s’allier à d’autres qu’il réprouve. Lorsqu’une guerre touche à sa fin, chacun tente d’effacer les crimes qu’il a commis, volontairement ou non, et parfois de faire disparaître des alliés encombrants qu’il souhaite oublier. Beaucoup tentent alors de reconstruire le passé pour se donner le beau rôle. C’est très exactement ce à quoi nous assistons aujourd’hui avec l’opération turque « Source de paix » à la frontière syrienne et les réactions invraisemblables qu’elle suscite. Pour comprendre ce qui se passe, il ne suffit pas de savoir que tout le monde ment. Il faut aussi découvrir ce que chacun cache et l’accepter, même lorsque l’on constate que ceux que l’on admirait jusque-là sont en réalité des salauds. Généalogie du Problème Si l’on croit la communication européenne, on pourrait penser que les méchants Turcs vont exterminer les gentils Kurdes que les sages Européens tentent de sauver malgré les lâches États-Uniens. Or, aucune de ces quatre puissances ne joue le rôle qu’on lui attribue. Il convient d’abord de resituer l’événement actuel dans le contexte de la « Guerre contre la Syrie », dont il n’est qu’une bataille, et dans celui du « Remodelage du Moyen-Orient élargi », dont le conflit syrien n’est qu’une étape. À l’occasion des attentats du 11 septembre 2001, le secrétaire US à la Défense Donald Rumsfeld et son nouveau directeur de la « Transformation de la force », l’amiral Arthur Cebrowski, adaptèrent la stratégie du Pentagone au capitalisme financier. Ils décidèrent de diviser le monde en deux zones : l’une qui serait celle de la globalisation économique et l’autre qui serait vue comme une simple réserve de matières premières. Les armées US seraient chargées de supprimer les structures étatiques dans cette seconde région du monde afin que nul ne puisse résister à cette nouvelle division du travail [1]. Elles commencèrent par le « Moyen-Orient élargi ». Il avait été prévu de détruire la République arabe syrienne, en 2003 (Syrian Accountability Act), après l’Afghanistan et l’Irak, mais divers aléas ont repoussé cette opération à 2011. Le plan d’attaque fut réorganisé au regard de l’expérience coloniale britannique dans cette région. Londres conseilla de ne pas détruire complètement les États, de restaurer un État minimal en Irak et de conserver des gouvernements fantoches capables d’administrer la vie quotidienne des peuples. Calqué sur la « Grande révolte arabe » de Lawrence d’Arabie, qu’ils organisèrent en 1915, il s’agissait d’organiser un « Printemps arabe » qui place au pouvoir la Confrérie des Frères musulmans et non plus celle des Wahhabites [2]. On commença par renverser les régimes pro-Occidentaux de Tunisie et d’Égypte, puis on attaqua la Libye et la Syrie. Dans un premier temps, la Turquie, membre de l’Otan, refusa de participer à la guerre contre la Libye qui était son premier client et contre la Syrie avec laquelle elle avait créé un marché commun. Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, eut alors l’idée de faire d’une pierre deux coups. Il proposa à son homologue turc, Ahmet Davutoğlu, de résoudre ensemble la question kurde en échange de l’entrée en guerre de la Turquie contre la Libye et contre la Syrie. Les deux hommes signèrent un Protocole secret qui prévoyait la création d’un Kurdistan non pas dans les territoires kurdes de la Turquie, mais dans les territoires araméens et arabes de Syrie [3]. La Turquie, qui entretient d’excellentes relations avec le gouvernement régional du Kurdistan irakien, souhaitait la création d’un second Kurdistan, pensant mettre ainsi fin à l’indépendantisme kurde sur son propre sol. La France, qui avait recruté des tribus kurdes en 1911 pour réprimer les nationalistes arabes, entendait enfin créer dans la région un Kurdistan-croupion comme les Britanniques étaient parvenus à créer une colonie juive en Palestine. Français et Turcs obtinrent le soutien des Israéliens qui contrôlaient déjà le Kurdistan irakien avec le clan Barzani, officiellement membre du Mossad. En marron : le Kurdistan dessiné par la Commission King-Crane, validé par le président US Woodrow Wilson et adopté, en 1920, par la conférence de Sèvres. Les Kurdes sont un peuple nomade (c’est le sens exact du mot « kurde ») qui se déplaçait dans la vallée de l’Euphrate, en Irak, en Syrie et en Turquie actuelles. Organisé de manière non pas tribale, mais clanique, et réputé pour son courage, il créa de nombreuses dynasties qui régnèrent dans le monde arabe (dont celle de Saladin le Magnifique) et perse, et fournit des supplétifs à diverses armées. Au début du XXème siècle, certain d’entre eux furent recrutés par les Ottomans pour massacrer les populations non-musulmanes de Turquie, particulièrement les Arméniens. À cette occasion, ils se sédentarisèrent en Anatolie, tandis que les autres restèrent nomades. À la fin de la Première Guerre mondiale, le président états-unien Woodrow Wilson, en application du paragraphe 12 de ses 14 points (buts de guerre), créa un Kurdistan sur les décombres de l’Empire ottoman. Pour en délimiter le territoire, il envoya sur place la Commission King-Crane, alors que les Kurdes poursuivaient le massacre des Arméniens. Les experts déterminèrent une zone en Anatolie et mirent en garde Wilson contre les conséquences dévastatrices d’une extension ou d’un déplacement de ce territoire. Mais l’Empire ottoman fut renversé de l’intérieur par Mustafa Kemal qui proclama la République et refusa la perte territoriale qu’imposait le projet wilsonien. En définitive, le Kurdistan ne vit pas le jour. Durant un siècle, les Kurdes turcs tentèrent de faire sécession de la Turquie. Dans les années 80, les marxistes-léninistes du PKK ouvrirent une véritable guerre civile contre Ankara, très durement réprimée. Beaucoup se réfugièrent au Nord de la Syrie, sous la protection du président Hafez el-Assad. Lorsque leur leader Abdullah Öcallan fut arrêté par les Israéliens et remis aux Turcs, ils abandonnèrent la lutte armée. À la fin de la Guerre froide, le PKK, n’étant plus financé par l’Union Soviétique, fut pénétré par la CIA et muta. Il abandonna la doctrine marxiste et devint anarchiste, il renonça à la lutte contre l’impérialisme et se mit au service de l’Otan. L’Alliance atlantique eut largement recours à ses opérations terroristes pour contenir l’impulsivité de son membre turc. Par ailleurs, en 1991, la communauté internationale livra une guerre à l’Irak qui venait d’envahir le Koweït. À l’issue de cette guerre, les Occidentaux encouragèrent les oppositions chiites et kurdes à se révolter contre le régime sunnite du président Saddam Hussein. Les États-Unis et le Royaume-Uni laissèrent massacrer 200 000 personnes, mais occupèrent une zone du pays qu’ils interdirent à l’armée irakienne. Ils en chassèrent les habitants et y regroupèrent les Kurdes irakiens. C’est cette zone qui fut réintégrée à l’Irak après la guerre de 2003 et devint le Kurdistan irakien autour du clan Barzani. La carte d’état-major du plan Rumsfeld/Cebrowski de « Remodelage du Moyen-Orient élargi ».Source : “Blood borders – How a better Middle East would look”, Colonel Ralph Peters, Armed Forces Journal, June 2006. Au début de la guerre contre la Syrie, le président Bachar el-Assad accorda la nationalité syrienne aux réfugiés politiques kurdes et à leurs enfants. Ils se mirent immédiatement au service de Damas pour défendre le Nord du pays face aux jihadistes étrangers. Mais l’Otan réveilla le PKK turc et l’envoya mobiliser les Kurdes de Syrie et d’Irak pour créer un très Grand Kurdistan, tel que prévu par le Pentagone depuis 2001 et acté par la carte d’état-major divulguée par le colonel Ralph Peters en 2005. La carte du « Remodelage du Moyen-Orient élargi » , modifiée après l’échec de la première guerre contre la Syrie.Source : “Imagining a Remapped Middle East”, Robin Wright, The New York Times Sunday Review, September 28, 2013. Ce projet (visant à diviser la région sur des bases ethniques) ne correspondait pas du tout à celui du président Wilson en 1919 (visant à reconnaître le droit du peuple kurde), ni à celui des Français (visant à récompenser des mercenaires). Il était bien trop vaste pour eux et ils ne pouvaient pas espérer le contrôler. Il enchantait par contre les Israéliens qui y voyait un moyen de contenir la Syrie par l’arrière. Cependant, il s’avéra impossible à réaliser. L’USIP, un institut des « Cinq yeux » lié au Pentagone, proposa de le modifier. Le Grand Kurdistan serait réduit au profit d’une extension du Sunnistan irakien [4] qui serait confiée à une organisation jihadiste : le futur Daesh. Les Kurdes du YPG, branche syrienne du PKK, tentèrent de créer un nouvel État, le Rojava, avec l’aide des forces US. Le Pentagone les utilisa pour cantonner les jihadistes dans la zone qui leur avait été assignée. Il n’y eut jamais de combat théologique ou idéologique entre le YPG et Daesh, c’était juste une rivalité pour un territoire à partager sur les décombres de l’Irak et de la Syrie. Et d’ailleurs lorsque l’Émirat de Daesh s’effondra, le YPG aida les jihadistes à rejoindre les forces d’Al-Qaïda à Idleb en traversant leur « Kurdistan ». Les Kurdes irakiens du clan Barzani participèrent quant à eux directement à la conquête de l’Irak par Daesh. Selon le PKK, le fils du président et chef du Renseignement du gouvernement régional kurde irakien, Masrour « Jomaa » Barzani, assista à la réunion secrète de la CIA à Amman, le 1er juin 2014, qui planifia cette opération [5]. Les Barzani ne livrèrent aucune bataille contre Daesh. Ils se contentèrent de faire respecter leur territoire et de les envoyer affronter les sunnites. Pire, ils laissèrent Daesh réduire en esclavage des Kurdes non-musulmans, les Yézidis, lors de la bataille du Sinjar. Ceux qui furent sauvés, le furent par des combattants du PKK turc et du YPG syrien dépêchés sur place. Le 27 novembre 2017, les Barzani organisèrent —avec le seul soutien d’Israël— un référendum d’autodétermination au Kurdistan irakien qu’ils perdirent malgré des trucages évidents. Le monde arabe découvrit avec stupéfaction, le soir du scrutin, une marée de drapeaux israéliens à Erbil. Selon le magazine Israel-Kurd, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’était engagé à transférer 200 000 Kurdes israéliens, en cas de victoire référendaire, afin de protéger le nouvel État. Pour jouir du droit à l’autodétermination, un peuple doit d’abord être uni, ce qui n’a jamais été le cas des Kurdes. Il doit ensuite habiter un territoire où il soit majoritaire, ce qui n’était le cas qu’en Anatolie depuis le génocide des Arméniens, puis aussi au Nord de l’Irak depuis le nettoyage ethnique de la zone de non-survol durant l’après-« Tempête du désert », et enfin au Nord-Est de la Syrie depuis l’expulsion des Assyriens chrétiens et des Arabes. Leur reconnaître ce droit aujourd’hui, c’est valider des crimes contre l’humanité. A suivre… Le Kurdistan, imaginé par le colonialisme français (mercredi 16 octobre) L’invasion turque du Rojava (jeudi 17 octobre) Thierry Meyssan —————— [1] Cette stratégie a été évoquée la première fois par le colonel Ralph Peters dans « Stability, America’s Ennemy », Parameters 31-4 (revue de l’Armée de Terre US), Hiver 2001. Puis exposée plus clairement pour le grand public par l’assistant de l’amiral Cebrowski dans The Pentagon’s New Map, Thomas P. M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004. Enfin, le colonel Peters a publié la carte que l’état-major US avait établie dans “Blood borders – How a better Middle East would look”, Colonel Ralph Peters, Armed Forces Journal, June 2006. [2] Un grand nombre de documents disponibles dès 2005 attestent de la préparation de cette opération par le MI6. Notamment les e-mails du Foreign Office révélés par le lanceur d’alerte Derek Pasquill. Lire : Sous nos yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump, Thierry Meyssan, Demi-Lune (2017). [3] L’existence de ce Protocole secret a été révélée à l’époque par la presse algérienne. Des diplomates syriens me l’ont décrit en détail. Malheureusement, les archives qui en disposaient à Damas ont été précipitamment transférées lors d’une attaque jihadiste. Il n’est donc pas disponible pour le moment, mais deviendra public lorsque ces archives auront été triées. [4] “Imagining a Remapped Middle East”, Robin Wright, The New York Times Sunday Review, September 28, 2013. [5] « Yer : Amman, Tarih : 1, Konu : Musul », Akif Serhat, Özgür Gündem, 6 juillet 2014. Photo: Des dizaines de milliers de civils kurdes fuient devant l’armée turque, abandonnant la terre qu’ils avaient conquise et dont ils espéraient faire leur patrie. source : https://www.voltairenet.org/article207881.html envoyé par Byblos
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  • LE KURDISTAN, IMAGINE PAR LE COLONIALISME FRANCAIS

    Tout ce que l’on vous cache sur l’opération turque « Source de paix » (1/3) – La généalogie de la question kurde
    Tout ce que l’on vous cache sur l’opération turque « Source de paix » (2/3)

    Contrairement à une idée reçue, le Rojava n’est pas un État pour le peuple kurde, mais un fantasme français de l’entre-deux guerres. Il s’agissait de créer un État croupion avec des Kurdes équivalent au Grand Israël qui était envisagé avec des Juifs. Cet objectif colonial a été réactivé par les présidents Sarkozy, Hollande et Macron jusqu’au nettoyage ethnique de la région destinée à l’accueillir.

    par Thierry Meyssan.

    Le Haut-commissaire français au Levant, le général Henri Gouraud, recrute avec l’aide des Turcs 900 hommes du clan kurde des Millis pour réprimer la rébellion nationaliste arabe à Alep et Raqqa. Ces mercenaires combattront en tant que gendarmes français sous ce qui deviendra le drapeau de l’actuelle Armée syrienne libre (Télégramme du 5 janvier 1921). Source : Archives de l’armée de Terre française.

    Le peuple kurde n’a jamais eu de rêve d’unification, à l’exception du projet du prince de Rewanduz. Au XIXème siècle, celui-ci s’inspirait de la conception allemande de la Nation et entendait donc prioritairement unifier la langue. Encore aujourd’hui, il existe plusieurs langues, induisant une séparation très prononcée entre les clans kurmanjis, soranis, zazakis, et guranis.

    Selon des documents jusqu’ici inexploités et au sujet desquels l’intellectuel libanais Hassan Hamadé rédige actuellement un livre stupéfiant, le président du Conseil des ministres français, Léon Blum, négocia en 1936 avec le chef de l’Agence juive, Chaim Wiezmann, et les Britanniques, la création d’un Grand État d’Israël de la Palestine à l’Euphrate, incluant donc le Liban et la Syrie jusqu’alors sous mandat français. Ce projet capota en raison de la furieuse opposition du Haut-Commissaire français au Levant, le comte Damien de Martel. La France —et probablement le Royaume-Uni— envisageaient à l’époque de créer un État kurde en Syrie à l’Est de l’Euphrate.
    Le 4 février 1994, le président Mitterrand reçoit une délégation kurde de membres du PKK turc.

    La question kurde redevint une priorité avec le président François Mitterrand. En pleine Guerre froide, son épouse, Danielle, devint la « mère des Kurdes [du clan Barzani] ». Les 14 et 15 octobre 1989, elle organisa un colloque à Paris : « Les Kurdes : l’identité culturelle, le respect des droits de l’homme ». Elle joua un rôle dans l’attribution mensongère de la mort des Kurdes du village d’Halabja durant la guerre Iraq-Iran à la cruauté du président Saddam Hussein alors que les rapports de l’US Army attestent qu’au contraire le vent a déplacé des gaz iraniens durant une terrible bataille[1]. En 1992, elle participa à la création d’un gouvernement fantoche kurde dans la zone iraquienne occupée par les Anglo-Saxons.
    Le 31 octobre 2014, François Hollande raccompagne Recep Tayyip Erdoğan sur le perron de l’Élysée. Un autre invité vient de sortir discrètement par la petite porte, le Kurde pro-Turcs Salih Muslim.

    Lors de la présidence de Nicolas Sarkozy, en 2011, Alain Juppé conclut un Protocole secret avec la Turquie pour la création d’un pseudo-Kurdistan. La Syrie ne réagit pas. Puis, le 31 octobre 2014, le président François Hollande reçut officiellement au palais de l’Élysée le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan avec officieusement le co-président du YPG, Salih Muslim, pour mettre au point le démembrement de la Syrie. Les combattants kurdes cessèrent de se reconnaître comme Syriens et débutèrent leur lutte pour leur propre patrie. La Syrie cessa immédiatement de payer leurs salaires.
    À l’issue de la bataille de Kobané, François Hollande change de camp et marque son soutien aux Kurdes, en recevant à l’Élysée, le 8 février 2015, une délégation pro-US du YPG.

    Cependant, quelques mois plus tard, le président Barack Obama rappelle la France à l’ordre. Ce n’est pas à Paris de négocier un pseudo-Kurdistan au regard de ses vieux rêves coloniaux, mais au seul Pentagone, selon le plan ethnique Rumsfeld/Cebrowski. François Hollande se plie et reçoit une délégation kurde pro-US de combattantes d’Aïn al-Arab (« Kobané » en allemand et non pas en langue kurde). La Turquie refuse quant à elle de se soumettre à Washington. C’est le début d’une longue divergence entre les membres de l’Alliance atlantique. Considérant que le retournement français viole l’accord du 31 octobre 2014, les services secrets turcs organisent avec Daesh les attentats du 13 novembre 2015 contre la France et du 22 mars 2016 contre la Belgique, qui venait de s’aligner à son tour sur Washington[2]. Le président Erdoğan annoncera sans équivoque les attentats contre la Belgique et sa presse les revendiquera. Enfin, Salih Muslim organise la conscription obligatoire des jeunes kurdes et édifie sa dictature, tandis qu’Ankara émet un mandat d’arrêt contre lui.

    Décret de kurdisation forcée du Nord de la Syrie. Ce document, rendu public par les victimes chrétiennes assyriennes, atteste du nettoyage ethnique perpétré par les FDS, sous encadrement militaire US.

    En octobre 2015, le Pentagone créé les Forces démocratiques syriennes (FDS), une unité de mercenaires kurdes turcs et syriens, incluant quelques arabes et chrétiens, de manière à réaliser un nettoyage ethnique sans avoir à en prendre publiquement la responsabilité. Les FDS expulsent les familles arabes et chrétiennes assyriennes. Des combattants, venus d’Iraq et de Turquie, s’installent dans leurs maisons et prennent possession de leurs terres. L’archevêque catholique syriaque d’Hassaké-Nisibi, Mgr. Jacques Behnan Hindo, attestera plusieurs fois que des leaders kurdes ont évoqué devant lui un plan d’expulsion des chrétiens du « Rojava ». Les forces spéciales françaises assistent à ce crime contre l’humanité sans broncher. Le 17 mars 2016, l’autonomie du « Rojava » (pseudo-Kurdistan en Syrie) est déclarée[3]. Craignant la jonction entre le PKK turc et le clan Barzani iraquien qui ouvrirait la voie à la création d’un Grand Kurdistan, le gouvernement irakien envoie des armes au PKK afin de renverser les Barzanis. Il s’ensuit une série d’assassinat de dirigeants kurdes par des clans opposés.
    Une délégation kurde est reçue à l’Élysée par le président François Hollande et son ministre de la Défense de l’époque, Jean-Yves Le Drian, en présence de Bernard-Henri Lévy, ordonnateur des désastres tunisien, égyptien et libyen.

    Fin 2016, le retrait partiel de l’armée russe suivi de la libération d’Alep par l’Armée arabe syrienne marquent le retournement définitif de la guerre. Ils coïncident, en janvier 2017, avec l’arrivée à la Maison-Blanche du président Donald Trump, dont le programme électoral prévoit la fin de la stratégie Rumsfeld/Cebrowski, la fin du soutien massif aux jihadistes et le retrait de l’Otan et des troupes US de Syrie. La France facilite le départ au Rojava de jeunes combattants anarchistes persuadés de défendre la cause kurde alors qu’ils se battent pour l’Alliance atlantique[4]. De retour en France, ils s’avéreront aussi incontrôlables que les jeunes Français jihadistes. Ainsi, selon la DGSI (Renseignements intérieurs), c’est un de ces combattants qui tentera d’abattre un hélicoptère de gendarmerie lors de l’évacuation de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes[5].

    En juin 2017, le président Trump autorise une opération conjointe de l’Armée arabe syrienne (commandée par le président Bachar el-Assad) et des FDS (c’est-à-dire des mercenaires kurdes pro-US) pour libérer Raqqa, la capitale de Daesh[6]. La guerre est finie, mais ni la France, ni l’Allemagne ne l’entendent ainsi.

    Progressivement, le contrôle du YPG échappe aux États-Unis qui s’en désintéressent. L’organisation terroriste devient alors un jouet français, comme les Frères musulmans sont une marionnette britannique.
    Cette carte a été publiée par Anadolu Agency en janvier 2019. Elle fait apparaître 9 bases militaires françaises, dont 8 ont été déployées par le président Emmanuel Macron.

    La Turquie fait alors publier par son agence officielle, Anadolu Agency, la carte des bases militaires françaises au Rojava, dont le nombre est étendu sous la présidence d’Emmanuel Macron à neuf. On ne connaissait jusque-là que celle de la cimenterie du groupe Lafarge. Ankara entend souligner que, contrairement à ses déclarations officielles et à la différence des États-Unis, la France reste favorable à la partition de la Syrie.

    Nous pouvons également révéler que, sollicitée par les services de Renseignement syriens pour récupérer ses jihadistes faits prisonniers, la France refusa de les rapatrier pour les juger. Elle demanda qu’ils soient remis aux forces kurdes qui s’en occuperaient.

    En février 2018, l’ambassadeur de la Fédération de Russie à l’Onu, Vassily Nebenzia, révèle que les kurdes syriens viennent d’amnistier 120 leaders de Daesh et les ont incorporés au YPG.

    Dès septembre 2018, le président Trump prépare le retrait des troupes US de toute la Syrie[7]. L’abandon du « Rojava » est conditionné à la coupure de la route iranienne qui pourrait traverser ce territoire pour rejoindre le Liban. Ce à quoi s’engagera le président Erdoğan en août. Les GI’s surpervisent alors la destruction des ouvrages défensifs des Kurdes. Un accord est validé le 16 septembre par la Russie, la Turquie et l’Iran. Dès lors la fin de ce pseudo-Kurdistan est imminente. Ne comprenant absolument pas ce qui se passe, la France est stupéfiée lorsque les troupes turques envahissent brutalement ce pseudo-État autonome et que fuit la population l’occupant illégalement.
    Infatué de lui-même et totalement déconnecté de la réalité, Jean-Yves le Drian assure sur le plateau de France 2 que la France poursuit sans risques ses objectifs en Syrie.

    Invité du journal télévisé de France2, le 10 septembre, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian, tente de rassurer les Français sur les conséquences de ce fiasco. Il assure que la France contrôle la situation : les jihadistes détenus au Rojava ne seront pas libérés, alors qu’il n’y a plus aucune institution sur place, mais jugés dans ce territoire. Il poursuit en affirmant que le président Erdoğan menace la France dans le vide. Enfin, il refuse de répondre à une question sur la mission de l’armée française sur place, en pleine débâcle.

    Si l’on ignore le sort qui attend les jihadistes prisonniers aussi bien que celui des populations civiles qui ont volé cette terre, on est sans nouvelles du sort des soldats des neuf bases militaires françaises. Ils sont pris entre deux feux, entre l’armée turque que le président Hollande a trahie et les Kurdes que le président Macron a abandonnés et qui ont fait à nouveau allégeance à la République arabe syrienne.

    Thierry Meyssan

    [1] “A War Crime Or an Act of War ?”, Stephen C. Pelletiere, The New York Times, January 31, 2003.

    [2] Selon les experts anti-terroristes, ces attentats n’ont pas été effectués en recourant à un mode opératoire comparable à celui utilisé lors des autres attentats revendiqués par Daesh, mais portent la trace d’une organisation militaire minutieuse, d’un acte de guerre perpétré par un État. « Le mobile des attentats de Paris et de Bruxelles », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 mars 2016.

    [3] « Déclaration du Rojava pour une Syrie fédérale », Réseau Voltaire, 17 mars 2016.

    [4] « Les Brigades anarchistes de l’Otan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 septembre 2017.

    [5] « Ces revenants du Rojava qui inquiètent les services de renseignement », Matthieu Suc et Jacques Massey, Médiapart, 2 septembre 2019.

    [6] “Secret Russian-Kurdish-Syrian military cooperation is happening in Syria’s eastern desert”, Robert Fisk, The Independent, July 24, 2017.

    [7] “Trump eyeing Arab ‘boots on the ground’ to counter Iran in Syria”, Travis J. Tritten, Washington Examiner, September 29, 2018.

    source : https://www.voltairenet.org/article207884.html
    LE KURDISTAN, IMAGINE PAR LE COLONIALISME FRANCAIS Tout ce que l’on vous cache sur l’opération turque « Source de paix » (1/3) – La généalogie de la question kurde Tout ce que l’on vous cache sur l’opération turque « Source de paix » (2/3) Contrairement à une idée reçue, le Rojava n’est pas un État pour le peuple kurde, mais un fantasme français de l’entre-deux guerres. Il s’agissait de créer un État croupion avec des Kurdes équivalent au Grand Israël qui était envisagé avec des Juifs. Cet objectif colonial a été réactivé par les présidents Sarkozy, Hollande et Macron jusqu’au nettoyage ethnique de la région destinée à l’accueillir. par Thierry Meyssan. Le Haut-commissaire français au Levant, le général Henri Gouraud, recrute avec l’aide des Turcs 900 hommes du clan kurde des Millis pour réprimer la rébellion nationaliste arabe à Alep et Raqqa. Ces mercenaires combattront en tant que gendarmes français sous ce qui deviendra le drapeau de l’actuelle Armée syrienne libre (Télégramme du 5 janvier 1921). Source : Archives de l’armée de Terre française. Le peuple kurde n’a jamais eu de rêve d’unification, à l’exception du projet du prince de Rewanduz. Au XIXème siècle, celui-ci s’inspirait de la conception allemande de la Nation et entendait donc prioritairement unifier la langue. Encore aujourd’hui, il existe plusieurs langues, induisant une séparation très prononcée entre les clans kurmanjis, soranis, zazakis, et guranis. Selon des documents jusqu’ici inexploités et au sujet desquels l’intellectuel libanais Hassan Hamadé rédige actuellement un livre stupéfiant, le président du Conseil des ministres français, Léon Blum, négocia en 1936 avec le chef de l’Agence juive, Chaim Wiezmann, et les Britanniques, la création d’un Grand État d’Israël de la Palestine à l’Euphrate, incluant donc le Liban et la Syrie jusqu’alors sous mandat français. Ce projet capota en raison de la furieuse opposition du Haut-Commissaire français au Levant, le comte Damien de Martel. La France —et probablement le Royaume-Uni— envisageaient à l’époque de créer un État kurde en Syrie à l’Est de l’Euphrate. Le 4 février 1994, le président Mitterrand reçoit une délégation kurde de membres du PKK turc. La question kurde redevint une priorité avec le président François Mitterrand. En pleine Guerre froide, son épouse, Danielle, devint la « mère des Kurdes [du clan Barzani] ». Les 14 et 15 octobre 1989, elle organisa un colloque à Paris : « Les Kurdes : l’identité culturelle, le respect des droits de l’homme ». Elle joua un rôle dans l’attribution mensongère de la mort des Kurdes du village d’Halabja durant la guerre Iraq-Iran à la cruauté du président Saddam Hussein alors que les rapports de l’US Army attestent qu’au contraire le vent a déplacé des gaz iraniens durant une terrible bataille[1]. En 1992, elle participa à la création d’un gouvernement fantoche kurde dans la zone iraquienne occupée par les Anglo-Saxons. Le 31 octobre 2014, François Hollande raccompagne Recep Tayyip Erdoğan sur le perron de l’Élysée. Un autre invité vient de sortir discrètement par la petite porte, le Kurde pro-Turcs Salih Muslim. Lors de la présidence de Nicolas Sarkozy, en 2011, Alain Juppé conclut un Protocole secret avec la Turquie pour la création d’un pseudo-Kurdistan. La Syrie ne réagit pas. Puis, le 31 octobre 2014, le président François Hollande reçut officiellement au palais de l’Élysée le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan avec officieusement le co-président du YPG, Salih Muslim, pour mettre au point le démembrement de la Syrie. Les combattants kurdes cessèrent de se reconnaître comme Syriens et débutèrent leur lutte pour leur propre patrie. La Syrie cessa immédiatement de payer leurs salaires. À l’issue de la bataille de Kobané, François Hollande change de camp et marque son soutien aux Kurdes, en recevant à l’Élysée, le 8 février 2015, une délégation pro-US du YPG. Cependant, quelques mois plus tard, le président Barack Obama rappelle la France à l’ordre. Ce n’est pas à Paris de négocier un pseudo-Kurdistan au regard de ses vieux rêves coloniaux, mais au seul Pentagone, selon le plan ethnique Rumsfeld/Cebrowski. François Hollande se plie et reçoit une délégation kurde pro-US de combattantes d’Aïn al-Arab (« Kobané » en allemand et non pas en langue kurde). La Turquie refuse quant à elle de se soumettre à Washington. C’est le début d’une longue divergence entre les membres de l’Alliance atlantique. Considérant que le retournement français viole l’accord du 31 octobre 2014, les services secrets turcs organisent avec Daesh les attentats du 13 novembre 2015 contre la France et du 22 mars 2016 contre la Belgique, qui venait de s’aligner à son tour sur Washington[2]. Le président Erdoğan annoncera sans équivoque les attentats contre la Belgique et sa presse les revendiquera. Enfin, Salih Muslim organise la conscription obligatoire des jeunes kurdes et édifie sa dictature, tandis qu’Ankara émet un mandat d’arrêt contre lui. Décret de kurdisation forcée du Nord de la Syrie. Ce document, rendu public par les victimes chrétiennes assyriennes, atteste du nettoyage ethnique perpétré par les FDS, sous encadrement militaire US. En octobre 2015, le Pentagone créé les Forces démocratiques syriennes (FDS), une unité de mercenaires kurdes turcs et syriens, incluant quelques arabes et chrétiens, de manière à réaliser un nettoyage ethnique sans avoir à en prendre publiquement la responsabilité. Les FDS expulsent les familles arabes et chrétiennes assyriennes. Des combattants, venus d’Iraq et de Turquie, s’installent dans leurs maisons et prennent possession de leurs terres. L’archevêque catholique syriaque d’Hassaké-Nisibi, Mgr. Jacques Behnan Hindo, attestera plusieurs fois que des leaders kurdes ont évoqué devant lui un plan d’expulsion des chrétiens du « Rojava ». Les forces spéciales françaises assistent à ce crime contre l’humanité sans broncher. Le 17 mars 2016, l’autonomie du « Rojava » (pseudo-Kurdistan en Syrie) est déclarée[3]. Craignant la jonction entre le PKK turc et le clan Barzani iraquien qui ouvrirait la voie à la création d’un Grand Kurdistan, le gouvernement irakien envoie des armes au PKK afin de renverser les Barzanis. Il s’ensuit une série d’assassinat de dirigeants kurdes par des clans opposés. Une délégation kurde est reçue à l’Élysée par le président François Hollande et son ministre de la Défense de l’époque, Jean-Yves Le Drian, en présence de Bernard-Henri Lévy, ordonnateur des désastres tunisien, égyptien et libyen. Fin 2016, le retrait partiel de l’armée russe suivi de la libération d’Alep par l’Armée arabe syrienne marquent le retournement définitif de la guerre. Ils coïncident, en janvier 2017, avec l’arrivée à la Maison-Blanche du président Donald Trump, dont le programme électoral prévoit la fin de la stratégie Rumsfeld/Cebrowski, la fin du soutien massif aux jihadistes et le retrait de l’Otan et des troupes US de Syrie. La France facilite le départ au Rojava de jeunes combattants anarchistes persuadés de défendre la cause kurde alors qu’ils se battent pour l’Alliance atlantique[4]. De retour en France, ils s’avéreront aussi incontrôlables que les jeunes Français jihadistes. Ainsi, selon la DGSI (Renseignements intérieurs), c’est un de ces combattants qui tentera d’abattre un hélicoptère de gendarmerie lors de l’évacuation de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes[5]. En juin 2017, le président Trump autorise une opération conjointe de l’Armée arabe syrienne (commandée par le président Bachar el-Assad) et des FDS (c’est-à-dire des mercenaires kurdes pro-US) pour libérer Raqqa, la capitale de Daesh[6]. La guerre est finie, mais ni la France, ni l’Allemagne ne l’entendent ainsi. Progressivement, le contrôle du YPG échappe aux États-Unis qui s’en désintéressent. L’organisation terroriste devient alors un jouet français, comme les Frères musulmans sont une marionnette britannique. Cette carte a été publiée par Anadolu Agency en janvier 2019. Elle fait apparaître 9 bases militaires françaises, dont 8 ont été déployées par le président Emmanuel Macron. La Turquie fait alors publier par son agence officielle, Anadolu Agency, la carte des bases militaires françaises au Rojava, dont le nombre est étendu sous la présidence d’Emmanuel Macron à neuf. On ne connaissait jusque-là que celle de la cimenterie du groupe Lafarge. Ankara entend souligner que, contrairement à ses déclarations officielles et à la différence des États-Unis, la France reste favorable à la partition de la Syrie. Nous pouvons également révéler que, sollicitée par les services de Renseignement syriens pour récupérer ses jihadistes faits prisonniers, la France refusa de les rapatrier pour les juger. Elle demanda qu’ils soient remis aux forces kurdes qui s’en occuperaient. En février 2018, l’ambassadeur de la Fédération de Russie à l’Onu, Vassily Nebenzia, révèle que les kurdes syriens viennent d’amnistier 120 leaders de Daesh et les ont incorporés au YPG. Dès septembre 2018, le président Trump prépare le retrait des troupes US de toute la Syrie[7]. L’abandon du « Rojava » est conditionné à la coupure de la route iranienne qui pourrait traverser ce territoire pour rejoindre le Liban. Ce à quoi s’engagera le président Erdoğan en août. Les GI’s surpervisent alors la destruction des ouvrages défensifs des Kurdes. Un accord est validé le 16 septembre par la Russie, la Turquie et l’Iran. Dès lors la fin de ce pseudo-Kurdistan est imminente. Ne comprenant absolument pas ce qui se passe, la France est stupéfiée lorsque les troupes turques envahissent brutalement ce pseudo-État autonome et que fuit la population l’occupant illégalement. Infatué de lui-même et totalement déconnecté de la réalité, Jean-Yves le Drian assure sur le plateau de France 2 que la France poursuit sans risques ses objectifs en Syrie. Invité du journal télévisé de France2, le 10 septembre, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian, tente de rassurer les Français sur les conséquences de ce fiasco. Il assure que la France contrôle la situation : les jihadistes détenus au Rojava ne seront pas libérés, alors qu’il n’y a plus aucune institution sur place, mais jugés dans ce territoire. Il poursuit en affirmant que le président Erdoğan menace la France dans le vide. Enfin, il refuse de répondre à une question sur la mission de l’armée française sur place, en pleine débâcle. Si l’on ignore le sort qui attend les jihadistes prisonniers aussi bien que celui des populations civiles qui ont volé cette terre, on est sans nouvelles du sort des soldats des neuf bases militaires françaises. Ils sont pris entre deux feux, entre l’armée turque que le président Hollande a trahie et les Kurdes que le président Macron a abandonnés et qui ont fait à nouveau allégeance à la République arabe syrienne. Thierry Meyssan [1] “A War Crime Or an Act of War ?”, Stephen C. Pelletiere, The New York Times, January 31, 2003. [2] Selon les experts anti-terroristes, ces attentats n’ont pas été effectués en recourant à un mode opératoire comparable à celui utilisé lors des autres attentats revendiqués par Daesh, mais portent la trace d’une organisation militaire minutieuse, d’un acte de guerre perpétré par un État. « Le mobile des attentats de Paris et de Bruxelles », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 mars 2016. [3] « Déclaration du Rojava pour une Syrie fédérale », Réseau Voltaire, 17 mars 2016. [4] « Les Brigades anarchistes de l’Otan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 septembre 2017. [5] « Ces revenants du Rojava qui inquiètent les services de renseignement », Matthieu Suc et Jacques Massey, Médiapart, 2 septembre 2019. [6] “Secret Russian-Kurdish-Syrian military cooperation is happening in Syria’s eastern desert”, Robert Fisk, The Independent, July 24, 2017. [7] “Trump eyeing Arab ‘boots on the ground’ to counter Iran in Syria”, Travis J. Tritten, Washington Examiner, September 29, 2018. source : https://www.voltairenet.org/article207884.html
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  • 🇵🇸 Palestine Women fighters, 2000’s, Palestine, From the river to the sea.
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  • Pro-Palestine cardboard, which supports Kurdistan and Syrian Muslim Brotherhood terrorists, one more puppet...

    https://twitter.com/IlhanMN/status/1181247334455418880?s=19
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  • funny how Israel is in the West and Palestine is in the Mideast 🤔 These 3 countries are the ones that have been destroying other countries. 3 mafia nations. Zionism has its tentacles in all 3 nations, and Zionism is a death cult. Outside the “beltway”, the propaganda machine is in total meltdown.

    Huge protests in Haiti, France, Honduras and Iraq fighting against corruption and inequality, yet in the United States' eyes, Hong Kong seems to be the only problem going on...

    One always reap what they sow. Everyone must remember that. So be careful of the seeds that you sow.

    https://youtu.be/Ub7t5x7UhEE
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  • Occupied Palestine - 77th Return March: Zionist entity kills again

    https://en.pascalgibert.com/occupied-palestine-77th-return-march-zionist-entity-kills-again
    Occupied Palestine - 77th Return March: Zionist entity kills again https://en.pascalgibert.com/occupied-palestine-77th-return-march-zionist-entity-kills-again
    Occupied Palestine - 77th Return March: Zionist entity kills again
    This Friday, 4 October, for the 77th time in a row, Palestinians gathered in large numbers at the border separating Gaza from the occupied territories.
    EN.PASCALGIBERT.COM
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  • Palestine: 28 detainees held in Israeli occupation jails continue their hunger strike

    https://en.pascalgibert.com/palestine-28-detainees-held-in-israeli-occupation-jails-continue-their-hunger-strike
    Palestine: 28 detainees held in Israeli occupation jails continue their hunger strike https://en.pascalgibert.com/palestine-28-detainees-held-in-israeli-occupation-jails-continue-their-hunger-strike
    Palestine: 28 detainees held in Israeli occupation jails continue their hunger strike
    Palestinian prisoners' club: 28 detainees held in Israeli occupation jails continue their hunger strike in protest at the installation of carcinogenic jamming systems.
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  • Missed raid by the Zionist entity against Hamas in Gaza

    https://en.pascalgibert.com/missed-raid-by-the-zionist-entity-against-hamas-in-gaza

    #Gaza #Palestine
    Missed raid by the Zionist entity against Hamas in Gaza https://en.pascalgibert.com/missed-raid-by-the-zionist-entity-against-hamas-in-gaza #Gaza #Palestine
    Missed raid by the Zionist entity against Hamas in Gaza
    Occupied Palestine: Night raid of the Zionist entity against an empty position of Hamas in the northern Gaza Strip (Palestinian media).
    EN.PASCALGIBERT.COM
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  • Al-Qassam Brigades: The seized drone was equipped with thermal imaging cameras and a device

    https://en.pascalgibert.com/al-qassam-brigades-the-seized-drone-was-equipped-with-thermal-imaging-cameras-and-a-device

    #Palestine #Lebanon
    Al-Qassam Brigades: The seized drone was equipped with thermal imaging cameras and a device https://en.pascalgibert.com/al-qassam-brigades-the-seized-drone-was-equipped-with-thermal-imaging-cameras-and-a-device #Palestine #Lebanon
    Al-Qassam Brigades: The seized drone was equipped with thermal imaging cameras and a device
    Al-Qassam Brigades: The seized drone was equipped with thermal imaging cameras and a device to carry out the mission (Palestinian Media).
    EN.PASCALGIBERT.COM
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  • Video: Israeli State Sponsored Torture of Young Non-Jewish Children

    https://www.globalresearch.ca/video-israeli-state-sponsored-torture-young-non-jewish-children/5687724

    #Palestine #ZionistEntity
    Video: Israeli State Sponsored Torture of Young Non-Jewish Children https://www.globalresearch.ca/video-israeli-state-sponsored-torture-young-non-jewish-children/5687724 #Palestine #ZionistEntity
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